Pose de Velux : la fenêtre n’est pas le sujet, le raccord d’étanchéité l’est
Une fenêtre de toit, c’est un trou dans la couverture. Le châssis lui-même reste fiable, et son fabricant le garantit. En revanche, ce qui fuit, dans la quasi-totalité des cas que nous reprenons, c’est le raccord entre ce châssis et les tuiles autour. C’est donc un travail de couvreur, pas de menuisier. De plus, tout se joue sur des détails que l’on ne voit plus une fois le chantier terminé.


Ce qui se passe réellement autour du châssis
Le fabricant fournit un kit de raccordement : une bavette basse, deux profils latéraux et une pièce haute. On le choisit selon le type de couverture. En effet, sur tuile canal ou sur tuile à fort relief, ce n’est pas le même kit que sur tuile plate. Poser le mauvais suffit donc à créer une fuite permanente.
La pièce haute reste la plus critique. Elle doit détourner l’eau qui descend de la pente au-dessus, puis l’envoyer de part et d’autre du châssis. Surtout, elle ne doit jamais la laisser s’accumuler derrière. C’est d’ailleurs là que nous retrouvons la plupart des infiltrations : bavette trop courte, mal engagée sous les tuiles, ou remplacée par un cordon de mastic.
En partie basse, la bavette doit déverser sur la tuile du rang inférieur, à plusieurs centimètres du bord. En revanche, elle ne doit pas déverser dans le creux d’une onde, où l’eau stagnerait. Ce réglage dépend donc de la position exacte du châssis par rapport au rang de tuiles. C’est pourquoi on choisit l’emplacement d’une fenêtre en fonction de la couverture, et pas seulement de la pièce en dessous.
Choisir l’emplacement avant de choisir la fenêtre
Le réflexe naturel consiste à décider depuis l’intérieur. On vise là où l’on veut de la lumière, et là où le meuble ne gêne pas. C’est un bon point de départ. En revanche, il faut ensuite le confronter à ce que la charpente et la couverture permettent.
Un châssis se pose entre deux chevrons. Quand la largeur souhaitée dépasse l’entraxe disponible, il faut couper un chevron et poser un chevêtre. Ce chevêtre est un cadre renforcé, qui reprend les charges. C’est un travail courant. En revanche, il change la nature du chantier, et mieux vaut le savoir avant de commander la fenêtre.
La hauteur compte aussi. Trop haut sur la pente, la fenêtre devient difficile à manœuvrer. De plus, la bavette basse s’éloigne de l’égout, ce qui allonge le trajet de l’eau. Trop bas, on perd la vue depuis la pièce et on se rapproche de la gouttière. Nous relevons donc ces cotes sur place, depuis les combles puis depuis le toit.
Enfin, l’orientation détermine le confort réel. Une fenêtre plein ouest apporte une lumière magnifique en fin de journée. En revanche, elle apporte aussi une surchauffe considérable en juillet. Dans ce cas, le store extérieur n’est pas un accessoire. En effet, il divise l’apport de chaleur bien mieux qu’un store intérieur, qui laisse le rayonnement entrer avant de l’arrêter.
Trois interventions différentes, souvent confondues
Créer, remplacer et réétancher ne demandent ni le même temps, ni les mêmes précautions.
Création d’une ouverture
Nous ouvrons la couverture, nous recoupons la charpente si nécessaire, puis nous posons un chevêtre. Viennent ensuite le châssis et son kit de raccordement. C’est l’intervention la plus lourde. C’est aussi celle où le choix de l’emplacement se discute réellement. Comptez une journée à deux, selon la charpente.
Remplacement à l’identique
Nous déposons l’ancien châssis, puis nous posons le nouveau dans la même trémie. Le kit de raccordement est systématiquement neuf, même quand l’ancien paraît correct. En effet, c’est lui qui vieillit, pas le cadre. Comptez une demi-journée par fenêtre dans la plupart des cas.
Reprise d’étanchéité seule
Nous conservons le châssis et nous reprenons seulement les profils de raccordement et les tuiles autour. C’est la bonne réponse quand la fenêtre fonctionne bien, mais que l’eau entre par le pourtour. C’est d’ailleurs la situation la plus fréquente sur les poses anciennes.
Le déroulé d’une pose
Nous déposons d’abord les tuiles sur une surface volontairement plus large que la fenêtre. Ainsi, nous travaillons à l’aise et nous pouvons engager les profils sous les rangs voisins. En effet, travailler au plus juste reste la première cause de raccord bâclé.
Nous créons ensuite la trémie : liteaux recoupés, chevêtre posé et fixé sur les chevrons conservés, le tout d’aplomb et de niveau. Un châssis posé dans un cadre légèrement gauchi ne fermera jamais correctement. Or cela ne se rattrape pas au réglage.
Nous mettons alors le châssis en place et nous le fixons par ses pattes. Vient enfin le raccord. Nous posons la bavette basse en premier. Puis viennent les profils latéraux, que nous engageons sous les tuiles. La pièce haute arrive en dernier, glissée sous le rang supérieur. L’ordre n’est pas indifférent : chaque pièce doit recouvrir la suivante dans le sens de l’écoulement.
Nous reposons enfin les tuiles, recoupées au plus près des profils. Parfois, nous les taillons à la meuleuse pour épouser la forme du châssis. Nous terminons par un essai à l’eau depuis le haut de pente. Puis nous contrôlons la manœuvre et le verrouillage depuis l’intérieur.


Condensation ou infiltration : savoir de quoi il s’agit
Beaucoup d’appels concernent des gouttes le long du cadre intérieur, que l’on attribue à une fuite. Pourtant, dans une bonne moitié des cas, il s’agit de condensation. Trois critères simples permettent de trancher. Nous posons d’ailleurs ces questions au téléphone, avant même de nous déplacer.
La condensation apparaît par temps froid et sec. Elle se concentre en bas du vitrage et sur le cadre. De plus, elle s’aggrave dans les pièces humides ou peu ventilées, typiquement une salle de bains. L’infiltration, en revanche, suit la pluie. Elle se manifeste plutôt en haut ou sur les côtés, et elle laisse une trace brune persistante sur le plâtre.
Quand c’est de la condensation, la réponse n’est pas en toiture. Elle se trouve dans la ventilation de la pièce, dans le dégagement du radiateur sous la fenêtre, et parfois dans l’habillage intérieur de la trémie. Cet habillage doit être évasé, pour laisser l’air circuler le long du vitrage. Nous le disons donc, plutôt que de vendre une reprise d’étanchéité inutile.
Quand c’est une infiltration, elle vient presque toujours du pourtour, et rarement du châssis. Nous décrivons le diagnostic complet sur notre page recherche de fuite de toiture.
Ce que nous reprenons le plus souvent derrière une pose ancienne
Le défaut numéro un, c’est le mastic. Un cordon de silicone entre le châssis et les tuiles remplace le profil métallique qui aurait dû être posé. On l’applique souvent après coup, pour arrêter une fuite. Il tient deux à trois ans, puis il se rétracte et se décolle sur un bord. L’eau passe alors exactement là où on voulait l’arrêter.
Le deuxième, c’est le kit inadapté à la tuile. Un profil prévu pour tuile plate, posé sur une tuile à forte onde, laisse un vide sous le métal. On comble parfois ce vide à la mousse. Le résultat se reconnaît de loin : le profil ne suit pas le relief de la couverture et forme une ligne droite au milieu des ondes.
Le troisième, c’est la pièce haute trop courte, ou posée par-dessus les tuiles au lieu d’être engagée dessous. C’est le défaut le plus coûteux. En effet, l’eau entre en partie haute, court le long du châssis, puis ressort à l’intérieur. Elle ressort d’ailleurs souvent à un endroit qui ne laisse pas deviner son origine.
Dans les trois cas, la reprise consiste à redéposer les tuiles autour, à retirer tout mastic, puis à poser le kit correspondant à la couverture réelle. Nous recoupons enfin les tuiles au plus près. Le châssis, lui, reste presque toujours en place.
Nos poses de fenêtres de toit en photos
Trois chantiers photographiés sur place, de l’ouverture à la finition intérieure.
Retrouvez l’ensemble de nos interventions dans nos réalisations de couverture et de façade.
Questions fréquentes sur la pose de fenêtre de toit
Faut-il une autorisation d’urbanisme ?
Créer une ouverture modifie l’aspect extérieur. En principe, une déclaration préalable de travaux devient donc nécessaire, et les règles se durcissent en secteur protégé. En revanche, un remplacement à l’identique en est généralement dispensé. Renseignez-vous auprès de votre mairie : c’est rapide et gratuit.
Quelle taille choisir ?
La règle usuelle vise une surface vitrée d’environ un dixième de la surface au sol. En pratique, deux fenêtres moyennes éclairent mieux et plus uniformément qu’une grande. De plus, elles se répartissent plus facilement entre les chevrons, donc sans chevêtre.
Peut-on poser sur une pente faible ?
La plupart des châssis demandent une pente minimale de l’ordre de quinze degrés. En dessous, il existe des solutions spécifiques, avec cadre de rehausse. Nous vérifions donc la pente au niveau avant de commander. En effet, c’est une cause classique de matériel livré inutilisable.
Le store est-il utile ?
Sur une exposition sud ou ouest, dans notre région, le store extérieur change tout. En effet, il arrête le rayonnement avant le vitrage. Un store intérieur, en revanche, améliore surtout l’occultation et le confort visuel. Les deux répondent donc à des besoins différents, et se posent en même temps que la fenêtre.
Combien de temps dure l’intervention ?
Un remplacement se fait en une demi-journée. Une création demande une à deux journées, selon la charpente. Enfin, nous ne laissons jamais une trémie ouverte la nuit : si le chantier déborde, nous refermons et nous bâchons l’ouverture avant de partir.
Intervenez-vous sur des fenêtres posées par d’autres ?
Régulièrement, et c’est même l’essentiel de nos interventions sur ce poste. Nous reprenons le raccord sans remplacer le châssis, dès que celui-ci reste sain. C’est le cas la plupart du temps. En effet, les fuites viennent du pourtour, pas de la fenêtre.
Où nous intervenons pour ce type de travaux
Nous posons et reprenons des fenêtres de toit sur toute la Haute-Garonne. Nos chantiers se concentrent notamment sur L’Union, Lherm et l’agglomération toulousaine. Ils accompagnent d’ailleurs souvent un aménagement de combles.
Quand la pose accompagne une transformation des combles en pièce de vie, le sujet dépasse la couverture. En effet, isolation, ventilation et finition intérieure se décident ensemble. Nous traitons donc ces chantiers dans leur globalité, comme détaillé sur notre page aménagement de combles. Enfin, la liste des communes desservies figure sur notre page zone d’intervention.

Une trace brune au coin d’un Velux après chaque grosse pluie ? Appelez le 06 07 08 29 38 (fixe 05 62 12 03 79). Le déplacement et le devis sont gratuits sur la Haute-Garonne. Voir aussi notre page étanchéité de toiture.



