Skip to content

Écran sous-toiture : la seconde barrière que beaucoup de toitures toulousaines n’ont pas

Sous les tuiles, il devrait y avoir une membrane. On ne la voit pas et on ne la répare pas depuis le sol. Pourtant, sur la plupart des maisons d’avant 1990, elle n’existe tout simplement pas. En effet, c’est elle qui arrête la neige poudreuse, la pluie portée par le vent d’autan et l’eau d’une tuile déplacée. Sans elle, la première tuile cassée met l’eau directement sur la charpente.

06 07 08 29 38
Écran de sous-toiture et liteaux posés avant la repose des tuiles à Plaisance-du-Touch
Écran sous-toiture et liteaux neufs sur l'ensemble du rampant à Plaisance-du-Touch

Ce qu’un écran sous-toiture arrête réellement

Une couverture en tuiles n’est pas étanche au sens strict. En fait, c’est un système de recouvrement qui évacue l’eau par gravité. Il fonctionne parfaitement tant que la pluie tombe droit et que chaque tuile reste en place. En revanche, dès que le vent la pousse à l’oblique, une partie de l’eau remonte sous le recouvrement par capillarité. Elle passe donc.

L’écran récupère cette eau et la conduit jusqu’à la gouttière. Ainsi, elle ne touche jamais la charpente ni l’isolant. Il joue le même rôle après une tuile cassée par une branche, ou déplacée par une rafale. Vous disposez alors de plusieurs semaines pour intervenir. Sans écran, en revanche, vous découvrez une tache au plafond dès le lendemain.

Enfin, il protège de la poussière et des insectes. De plus, il limite fortement le tassement de l’isolant, car celui-ci n’absorbe plus l’humidité. Or un isolant tassé perd l’essentiel de sa performance, et cela se joue sur quelques hivers seulement.

HPV, bitumé, réfléchissant : lequel pour quelle toiture

Nous posons très majoritairement des écrans HPV, c’est-à-dire hautement perméables à la vapeur. Ils laissent sortir la vapeur d’eau qui monte du logement. En revanche, ils bloquent l’eau liquide qui descend. On peut donc les poser directement sur l’isolant, sans lame d’air au-dessus. Ainsi, on ne perd pas de hauteur sous plafond dans des combles aménagés.

Les écrans bitumés, plus anciens, ne respirent pas. Ils imposent donc une double lame d’air ventilée, au-dessus et en dessous. Sur des combles perdus, où la hauteur importe peu, ils restent robustes et économiques. En revanche, sur des combles habités, ils créent un risque de condensation si la ventilation est approximative. Nous les évitons donc dans ce cas.

Les écrans réfléchissants promettent un gain thermique en été. En réalité, ce gain n’existe que si la lame d’air sous la face réfléchissante est réelle et ventilée. Or c’est rarement le cas une fois le chantier terminé. Autrement dit, l’écran est une barrière à l’eau, et l’isolation se joue ailleurs. Nous le disons plutôt que de le vendre, et nous traitons le vrai sujet sur notre page isolation thermique.

Trois situations où nous en posons un

On ne glisse pas un écran sous une couverture en place. En effet, il faut déposer les tuiles. Cela détermine donc le bon moment.

Lors d’une réfection complète

C’est le cas idéal, et de loin le plus courant. Nous déposons les tuiles, nous les trions, puis nous refaisons les liteaux. Poser l’écran ne demande alors qu’une demi-journée de plus sur un chantier de plusieurs jours. En revanche, il double la durée de vie utile de l’ensemble.

Sur un pan seulement

Parfois, une seule pente pose problème. C’est le cas de celle exposée au vent dominant, ou de celle au-dessus d’une pièce habitée. Nous traitons donc ce pan isolément. Le raccord au faîtage se fait avec recouvrement. Ainsi, l’ouvrage reste cohérent même si l’autre pente attend.

Avant d’isoler les combles

Isoler sous une couverture sans écran expose la laine aux entrées d’eau ponctuelles. Nous demandons donc toujours à voir la sous-face avant un chantier d’isolation. Si la charpente se voit depuis l’intérieur, entre les tuiles, c’est que l’écran manque.

Comment nous posons un écran, dans l’ordre

Nous déposons les tuiles par pans. Elles attendent sur le toit ou au sol, selon la pente. Nous retirons ensuite les liteaux, puis nous inspectons la charpente à nu. En effet, c’est le seul moment où l’on voit vraiment l’état des chevrons. Nous en profitons donc pour signaler ce qui doit être repris.

Nous déroulons alors l’écran horizontalement, de l’égout vers le faîtage. Chaque lé recouvre le précédent d’au moins dix centimètres, et davantage si la pente est faible. Nous l’agrafons provisoirement sur les chevrons. Ensuite, les contre-lattes le bloquent définitivement. Nous les clouons dans l’axe des chevrons : elles créent ainsi la lame d’air.

En bas de pente, l’écran doit déverser dans la gouttière, et non derrière. Nous vérifions donc ce point systématiquement. En effet, un écran qui s’arrête au nu du mur renvoie toute l’eau collectée sur la planche de rive. En haut, il s’arrête avant la ligne de crête pour laisser la ventilation se faire, ou bien il se raccorde sur un closoir ventilé.

Nous fixons enfin les nouveaux liteaux sur les contre-lattes, au pureau relevé sur la couverture d’origine. Puis nous reposons les tuiles. Nous écartons au passage les tuiles cassées ou gélives, et nous les remplaçons. Nous détaillons ce tri sur notre page remplacement de tuiles.

Poutre de charpente remplacée au-dessus d'une ouverture

Le point que l’on oublie : la ventilation

Poser un écran sans repenser la ventilation crée un problème à la place d’un autre. En effet, la lame d’air ménagée par les contre-lattes a besoin d’une entrée en bas, à l’égout, et d’une sortie en haut, au faîtage. Si l’une des deux manque, l’air ne circule plus. L’humidité stagne alors contre la sous-face des tuiles.

Concrètement, il faut une entrée d’air libre au niveau du débord, souvent une grille anti-rongeurs en sous-face. Il faut ensuite une sortie, par faîtage ventilé ou par chatières réparties sur le haut de pente. Sur une couverture en tuiles canal, très présente ici, la ventilation naturelle reste meilleure que sur une tuile plate mécanique. En revanche, elle ne dispense pas du contrôle.

Nous relevons ces deux points lors de la visite, donc avant le devis. Si la ventilation existante ne suffit pas, nous l’indiquons. Nous la corrigeons ensuite dans le même chantier. En effet, laisser un ouvrage neuf travailler dans de mauvaises conditions n’aurait pas de sens.

Ce que nous trouvons sous les tuiles quand il n’y a pas d’écran

Sur une couverture sans membrane, le premier indice est la poussière. La charpente est grise, chargée d’un dépôt fin qui traverse les recouvrements depuis des décennies. Ce n’est pas grave en soi. En revanche, cela signale une chose : si la poussière passe, l’eau poussée par le vent passe aussi.

Le second indice se lit sur les liteaux. Partout où une tuile a bougé, même brièvement, le bois porte une trace sombre de quelques centimètres, et parfois un début de champignon. Nous relevons ces marques pan par pan. Elles dessinent ainsi la carte des zones réellement exposées. Elles orientent donc le choix entre traiter une pente ou l’ensemble.

Le troisième indice est l’isolant, quand il y en a un. Une laine de verre posée il y a vingt ans sans écran au-dessus est presque toujours tassée sur ses bords et grisée en surface. En fait, elle a servi de filtre à la place de la membrane absente. Elle n’isole donc plus grand-chose. La remplacer sans poser d’écran revient à relancer le même cycle.

Des réfections complètes, le moment où l’écran se pose

Quatre réfections photographiées sur place. C’est à ce stade, tuiles déposées, que l’écran se pose.

Retrouvez l’ensemble de nos interventions dans nos réalisations de couverture et de façade.

Questions fréquentes sur l’écran sous-toiture

Peut-on en poser un sans déposer les tuiles ?

Non. Certaines offres proposent des membranes projetées en sous-face, depuis les combles. En réalité, ce n’est pas un écran sous-toiture : c’est un pare-vapeur posé à l’envers. Cela enferme donc l’humidité dans la charpente. La dépose des tuiles reste incontournable.

Est-ce obligatoire ?

La réglementation ne l’impose pas partout. En revanche, les règles de l’art le rendent nécessaire dès que la pente est faible, que le site est exposé, ou que les combles sont aménagés. En pratique, aucune couverture neuve sérieuse ne se fait sans écran aujourd’hui.

Combien de temps dure une membrane ?

Un écran HPV de qualité tient trente à quarante ans, car la couverture le protège du soleil. En revanche, les écrans premier prix se fragilisent bien plus vite. C’est donc un poste où l’économie initiale se paie au chantier suivant : il faut tout redéposer pour changer la membrane.

Et si mes combles ne sont pas aménagés ?

L’écran reste utile, car il protège la charpente et l’isolant posé au sol. Sur des combles perdus bien ventilés, il est moins critique que sur des combles habités. En revanche, il reste la seule chose entre une tuile cassée et votre plafond.

Cela change-t-il le confort d’été ?

Marginalement. En réalité, ce qui joue, c’est l’épaisseur d’isolant, sa nature et la ventilation de la lame d’air. Nous préférons le dire plutôt que de vendre l’écran comme une solution thermique. Son rôle, c’est l’eau, et il le remplit bien.

Et sur une toiture en bac acier ?

Oui, et c’est même recommandé, car la sous-face d’un bac acier condense fortement. On utilise alors un écran anti-condensation à face absorbante, différent d’un HPV classique. Le choix dépend donc de l’usage du bâtiment et de la présence ou non d’isolant.

Tuiles canal posées sur un muret de pierre en attente de pose à La Salvetat-Saint-Gilles

Où nous intervenons pour ce type de travaux

Nous posons des écrans sous-toiture sur toute la Haute-Garonne, lors de réfections partielles ou complètes. Les chantiers se concentrent sur Toulouse et sa première couronne, notamment Blagnac et Tournefeuille. En effet, beaucoup de pavillons y arrivent à l’âge de leur première réfection de couverture.

La visite est gratuite et sans engagement. Elle sert surtout à vous dire si un écran se justifie aujourd’hui, ou s’il vaut mieux attendre la réfection complète. En effet, nous ne proposons jamais de déposer une couverture en bon état pour glisser une membrane dessous. Enfin, vous trouverez les communes desservies sur notre page zone d’intervention.

Une tuile cassée qui se voit tout de suite au plafond ? C’est le signe qu’il n’y a rien dessous. Appelez le 06 07 08 29 38 (fixe 05 62 12 03 79). Le déplacement et le devis sont gratuits. Voir aussi notre page traitement de charpente.

Back To Top
06 07 08 29 38 Devis