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Réfection de noue : la ligne où deux versants se rejoignent et où l’eau se concentre

Une noue, c’est l’angle rentrant formé par la rencontre de deux versants. Toute l’eau des deux pans y converge, puis descend sur une seule ligne. Par conséquent, une noue reçoit plusieurs fois le débit d’un mètre courant de couverture ordinaire. Une réfection de noue figure donc parmi nos interventions les plus fréquentes, juste après le solin de cheminée.

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Jonction de faîtage et d'arêtier sur une toiture

Pourquoi la noue lâche avant le reste du toit

Le volume d’eau explique presque tout. Sur une maison à deux corps, la noue draine parfois soixante mètres carrés de couverture sur six mètres de long. Ainsi, le moindre défaut de recouvrement se traduit par une entrée d’eau, et pas par un simple suintement.

Le second facteur, c’est l’encombrement. Feuilles de platane, aiguilles de pin et mousses descendent naturellement vers cet angle, puis s’y arrêtent. En effet, la pente y est plus faible que sur le reste du versant. L’eau passe alors par-dessus le bord relevé de la noue, et elle file sous les tuiles.

Enfin, les matériaux travaillent. Une noue zinc se dilate de plusieurs millimètres entre une nuit d’hiver et un après-midi d’août. Quand elle a été fixée trop rigidement, elle finit par se fendre, généralement près d’une patte de fixation. C’est un défaut de pose, pas un défaut de matière.

Trois façons de traiter une noue, et ce qui les distingue

La noue métallique reste la solution la plus courante. On pose une bande de zinc, d’aluminium ou de cuivre dans l’angle, puis on recoupe les tuiles de part et d’autre. Elle se nettoie facilement et elle dure longtemps. En revanche, elle se voit, et certains propriétaires n’aiment pas cette ligne claire au milieu de la couverture.

La noue fermée, dite aussi noue tuile, consiste à faire se rejoindre les tuiles des deux versants au-dessus d’un support étanche. Le résultat est beaucoup plus discret. Toutefois, la coupe des tuiles demande du temps, et le moindre éclat crée un point faible. Nous la réservons donc au bâti ancien où l’aspect compte vraiment.

La membrane souple, enfin, s’emploie sur les noues de faible pente ou de forme compliquée. Elle épouse les décrochements que le métal ne suit pas. Par contre, elle vieillit moins bien en plein soleil. Nous la posons donc quand la géométrie l’impose, rarement par défaut.

Ce que nous retrouvons avant une réfection de noue

Trois défauts reviennent dans la quasi-totalité des reprises que nous réalisons.

Le mastic de rattrapage

Un cordon de silicone posé le long de la noue pour arrêter une fuite. Il tient deux ou trois ans, puis il se rétracte et se décolle sur un bord. L’eau repasse alors exactement là où on voulait l’arrêter. Nous le retirons toujours avant de reprendre le raccord.

La noue trop étroite

Une bande de métal de quinze centimètres sur une noue qui en demandait trente. Le recouvrement des tuiles devient insuffisant, et par forte pluie l’eau déborde latéralement. La largeur se calcule d’après la surface drainée et la pente, pas d’après ce qui restait en stock.

Le relevé écrasé

Le bord de la noue doit remonter pour empêcher l’eau de passer sous les tuiles. Beaucoup de noues anciennes ont été posées à plat, ou le relevé a été aplati en marchant dessus. C’est invisible depuis le sol, et c’est pourtant la cause la plus fréquente.

Le déroulé d’une réfection de noue

Nous déposons d’abord les tuiles sur une bande large de chaque côté. Ainsi, nous travaillons à l’aise et nous engageons le métal correctement sous les rangs voisins. En effet, travailler au plus juste reste la première cause de reprise bâclée.

Nous contrôlons ensuite le support. Les liteaux et le voligeage situés sous une noue qui fuit depuis des années sont rarement sains. Nous remplaçons donc ce qui est noirci ou tendre, avant de poser quoi que ce soit dessus.

Vient la pose du métal. Les éléments se recouvrent dans le sens de l’écoulement, jamais l’inverse, avec un recouvrement suffisant pour absorber la dilatation. Les fixations se font par pattes, qui laissent le zinc bouger. Un métal cloué directement se fendra, tôt ou tard.

Nous recoupons enfin les tuiles au plus près, à la meuleuse quand le profil l’exige. Puis nous terminons par un essai à l’eau depuis le haut de pente, et nous vérifions l’écoulement jusqu’à la gouttière.

Faîtage et tuiles canal vus de près après nettoyage
Noue zinc vue dans sa longueur entre deux versants

Noue et gouttière : un point de jonction souvent négligé

La noue débouche presque toujours dans une gouttière. Or ce point précis concentre les désordres. Le débit arrive concentré, et il frappe le fond du chéneau avec force.

Quand la noue déverse trop en arrière, l’eau passe derrière la gouttière et ruisselle sur la façade. On reconnaît ce défaut à une traînée verte verticale sur le mur, sous l’angle du toit. De plus, le bois de la planche de rive se gorge d’eau à cet endroit.

Quand elle déverse trop en avant, l’eau saute par-dessus la gouttière lors des gros orages. Le réglage se joue alors sur quelques centimètres. Nous le vérifions donc systématiquement avant de reposer les tuiles, arrosage à l’appui.

Chéneau encrassé le long du bord de toit

Réfection de noue ou simple nettoyage : comment nous tranchons

Beaucoup d’appels concernent une noue qui déborde, et la question est toujours la même. Faut-il la dégager, ou faut-il la refaire ? Trois constats faits sur place suffisent presque toujours à décider.

Premier constat : l’état du métal. Une noue zinc qui présente des piqûres noires sur toute sa longueur a dépassé sa durée de vie. En revanche, un métal terne mais lisse tient encore des années. Nous grattons donc un point au doigt pour voir ce qu’il y a dessous.

Deuxième constat : la tenue du relevé. Si le bord remonte franchement de chaque côté, le profil fait encore son travail. Dès qu’il est aplati ou fendu près d’une fixation, le nettoyage ne règlera rien.

Troisième constat : le support. Nous sondons le voligeage à travers les tuiles déposées. Un bois qui s’enfonce sous la pointe impose une reprise, quel que soit l’état apparent du métal. Autrement dit, une noue se juge par en dessous autant que par-dessus.

Nos reprises de noues et d’arêtiers en photos

Des chantiers photographiés sur place, de la dépose à la finition.

Retrouvez l’ensemble de nos interventions dans nos réalisations de couverture et de façade.

Questions fréquentes sur la réfection de noue

Combien de temps dure une noue ?

Une noue zinc correctement posée et nettoyée tient trente à quarante ans. Une noue mal dimensionnée ou encombrée de feuilles cède beaucoup plus tôt. En pratique, c’est l’entretien qui fait la différence, pas la marque du métal.

Peut-on reprendre une noue sans toucher au reste ?

Oui, dans la grande majorité des cas. Nous déposons les tuiles sur une bande de part et d’autre, puis nous les reposons. Le reste du versant n’est pas concerné. En revanche, si le support est dégradé sur une large surface, le chantier s’élargit.

Faut-il nettoyer une noue régulièrement ?

Oui, et c’est l’entretien le plus rentable sur une toiture. Sous un platane ou un pin, un passage par an s’impose. Ailleurs, tous les deux ou trois ans suffisent. Un simple retrait des feuilles évite la plupart des débordements.

Zinc, aluminium ou cuivre ?

Le zinc reste le standard, pour son coût et sa longévité. L’aluminium convient bien en bord de mer, loin de notre secteur. Le cuivre dure plus longtemps encore, mais il impose de ne pas le mettre en contact avec d’autres métaux, sous peine de corrosion.

Une noue peut-elle fuir sans trace visible au plafond ?

Régulièrement. L’eau suit le chevron, puis le mur, et elle ressort parfois plusieurs mètres plus loin. C’est pourquoi nous commençons toujours par un essai à l’eau plutôt que par un devis établi depuis le sol.

Intervenez-vous sur une noue posée par une autre entreprise ?

Oui, c’est même le cas le plus fréquent. Le raccord se reprend sans refaire la couverture, dès que les tuiles restent saines. Tout mastic de rattrapage part avant la pose du métal neuf.

Où nous intervenons pour ce type de travaux

Nous reprenons des noues sur toute la Haute-Garonne, avec une concentration sur l’ouest toulousain. Les maisons à deux corps de Fonsorbes et de Saint-Lys en comptent presque toutes une.

Le sujet revient aussi sur les extensions. Quand une véranda ou une pièce supplémentaire vient se greffer sur une maison existante, la jonction crée une noue qui n’existait pas. Ainsi, beaucoup de ces raccords ont été réalisés par le constructeur de l’extension, pas par un couvreur. Enfin, la liste des communes desservies figure sur notre page zone d’intervention.

Noue en zinc encastrée entre deux pans de toiture

Une trace d’humidité le long d’un angle de toiture après chaque grosse pluie ? Appelez le 06 07 08 29 38 (fixe 05 62 12 03 79). Le déplacement et le devis sont gratuits sur la Haute-Garonne. Voir aussi notre page zinguerie et gouttières.

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